A voir:

lundi 25 août 2008

Plan séquence steadicam: part 2.

Ce plan demande une préparation intensive. Je sais que je devrai retourner sur ce décor avec mon chef électro et mon chef machino, histoire de valider mes choix et mes hypothèses.
Mes principaux soucis sont: Maintenir un diaph constant tout au long du plan (et donc, comment cacher ou intégrer des sources suffisamment puissantes afin de "lutter" contre le soleil présent durant l'extérieur.
Lors de la phase d'entrée, je ne pourrais disposer des sources nécéssaires lors de la sortie du couloir du rez de chaussée, pour la simple et bonne raison qu'elles risquent, durant l'entrée dans l'hôpital, de projeter l'ombre de l'opérateur steadicam (oui, pas de Y mais un I - ça s'écrit ainsi) sur la comédienne et le sol.
Placer des sources dans le hall sans que celles ci soient visibles, tout en ayant besoin d'une puissance certaine.
Je sais déjà que je vais avoir besoin de l'équipe déco pour m'aider à cacher ces sources. Et de la latitude des émulsions argentiques qui permettent d'enregistrer des écarts de diaphs conséquents.

D'où l'intérêt de travailler avec le premier assistant réalisateur et la directrice de production: J'ai besoin que les prises s'effectuent en fin de journée, histoire de limiter les écarts de diaph (l'heure magique, ou un début de chien et loup serai l'idéal) et la prod va me valider le nombre d'électros et de machinos nécéssaires au pré-light de ce décor.

Concernant le problème des ombres, je suis deux pistes: soit des sources équipées de shutters, soit des projecteurs automatiques qui seraient en réflexion sur des surfaces blanches lors de l'entrée, puis en direct pour le contre champ (sortie du couloir).
Les projecteurs asservis (automatiques) me semblent être une bonne piste, y compris pour la suite du plan vu que je pourrais avoir une configuration pour le champ (entrée dans l'hôpital) et une autre pour le contrechamps (sortie du couloir du RdC pour se retourner et gravir l'escalier).

Prochainement sur ce blog: la suite de cette aventure avec des documents de préparation en exclusivité.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci pour ces descriptions détaillées.

Avant que je continue, j'aurais juste voulu savoir ce qu'est :

-Des sources équipées de "shutter" ? (le shutter sur une caméra, je sais que c'est l'obturateur, mais qu'est ce que cela veut dire sur une source de lumière ?)

-De meme, qu'est ce que vous appellez des projecteurs "automatiques" ?

Moi je ne connais que les projecteurs qui s'allument et s'éteignent avec le bouton et lors de mon stage à France télé j'ai vu sur les plateaux des projecteurs que l'on pouvait commandé à distance via des cables dmx, de la on pouvait régler la direction, les filtres etc ...

Encore une fois merci pour votre blog.

David Gendreau
david-gendreau@falconmovies.net

Christophe Larue a dit…

Un shutter pour les sources est un système de lames métaliques (comme un store) qui peuvent s'ouvrir plus ou moins rapidement; et actionné à la main ou électriquement.
On s'en sert beaucoup pour simuler les éclairs (bien que maintenant, on utilise plutôt les Lightning strike).
L'avantage est de ne pas avoir à allumer et éteindre le projecteur, d'autant plus que les lampes HMI ont besoin de refroidir avant d'être ré allumées.

Les projecteur automatiques sont exactement ceux que tu as vu sur les plateaux tv, pilotés à distance et dont on peu changer beaucoup de réglages sans avoir à intervenir physiquement dessus.

david gendreau a dit…

Bonjour,

D'accord c'est très clair, je comprend mieux, merci !

David Gendreau
david-gendreau@falconmovies.net