Je me suis fait rare ces derniers temps. Beaucoup de projets ont accaparé mon attention.
Je reviens de deux semaines de tournage au Cameroun, et c'est un bon exercice de choix d'exposition. Le tournage s'est effectué sur une Panasonic 2100 (HD - Cartes P2) et avec deux zooms de chez Panavision(R) qui m'ont permis une faible profondeur de champ sans utiliser de pro35.
Il faut savoir qu'à ces latitudes, le soleil monte très vite le matin, reste au zénith près de six heures, puis se couche en moins d'une heure.
Au vu des moyens disponibles sur place, l'exposition s'est effectuée à l'aide de poly et de réflecteurs de tailles modestes.
J'ai pris l'habitude, dans ce genre de conditions, d'utiliser intensivement un filtre polarisant, qui m'aide à m'affranchir des reflets sur le décor, et m'aide ainsi à réduire la dynamique à enregistrer.
De plus, comme les interprètes avaient tous la peau noire, j'ai essentiellement mis en lumière leurs visages en plaçant des surfaces réfléchissantes hors champ, qui crééent des reflets naturels sur ce type de peaux.
En effet, il y a deux solutions pour exposer les peaux noires: soit les éclairer suffisamment pour atteindre un niveau correct; soit créer des réflexions qui modèlent le visage.
Je tâcherai de récupérer des captures d'écran afin d'illustrer mes propos.
Bien sûr, si vous avez des questions.
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Un site où tout vous est expliqué pour exercer le métier de directeur de la photographie, que ce soit en argentique ou en vidéo.
A voir:
lundi 23 février 2009
lundi 22 décembre 2008
Travailler avec la déco:
Je viens d'attaquer la préparation d'un court métrage ayant obtenu l'aide du CNC (il faut bien le signaler, tellement c'est rare !).
Une bonne partie du film se passe dans un abri bus, de nuit.
Après quelques appels à JCDecaux, il est apparu qu'il était préférable de construire l'abri bus en question.
Et c'est là qu'une réelle collaboration avec l'équipe décoration devient importante. Comme tout est créé, il est important que je puisse intégrer la lumière dans le décor. Et qu'une discution intense avec Samuel , chef décorateur, puisse aboutir à un décor qui respecte les intentions de réalisateur.
En effet, Issam, le réalisateur, souhaite que l'abri bus soit une sorte de cocon, un havre de paix et de chaleur, et la forme de cet abri devra contribuer à ce sentiment.
Il faut également que le décor réponde aux contraintes de tournage et de mise en scène.
Nous allons donc, avec Samuel, effectuer des recherches artistiques et techniques afin de répondre au mieux aux demandes de la mise en scène.
Voici quelques schémas préparatoires à cette recherche:
Joyeux noël à toutes et à tous, et à 2009 pour de nouvelles aventures !
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Une bonne partie du film se passe dans un abri bus, de nuit.
Après quelques appels à JCDecaux, il est apparu qu'il était préférable de construire l'abri bus en question.
Et c'est là qu'une réelle collaboration avec l'équipe décoration devient importante. Comme tout est créé, il est important que je puisse intégrer la lumière dans le décor. Et qu'une discution intense avec Samuel , chef décorateur, puisse aboutir à un décor qui respecte les intentions de réalisateur.
En effet, Issam, le réalisateur, souhaite que l'abri bus soit une sorte de cocon, un havre de paix et de chaleur, et la forme de cet abri devra contribuer à ce sentiment.
Il faut également que le décor réponde aux contraintes de tournage et de mise en scène.
Nous allons donc, avec Samuel, effectuer des recherches artistiques et techniques afin de répondre au mieux aux demandes de la mise en scène.
Voici quelques schémas préparatoires à cette recherche:
![]() |
| De Recherches abri bus |
![]() |
| De Recherches abri bus |
Joyeux noël à toutes et à tous, et à 2009 pour de nouvelles aventures !
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Chapitre:
chef operateur,
directeur de la photographie,
la démarche,
lumiere,
Preparation,
technique
mardi 4 novembre 2008
Relation avec la production:
Je viens de découvrir que le Tc HD avait eu lieu sans que la production ai tenu bon de m'en faire part.
Je m'interroge, du coup, sur l'utilité de mon travail concernant l'image. La prod me dit que le télécinéma HD n'est qu'une étape technique, à laquelle ma présence n'est pas jugée utile.
Je ne comprends pas cette démarche.
Cela veut il dire que je dois abandonner mon image au moment où elle est enregistrée ? Dès qu'elle est présente sur le support, celle ci ne m'appartient plus ? Je dois dès lors faire confiance à des personnes dont je ne connais même pas le nom, ni même les coordonnées ?
C'est en tous cas le discours du producteur et j'ai du mal à accepter cet état de fait.
L'argument est que c'est une opération simplement technique et que mon avis ne doit intervenir qu'à l'étape suivante: l'étalonnage.
J'avoues ne pas comprendre et j'attends la prochaine étape afin de confronter le producteur à ces contradictions afin de tirer de fin mot de cette histoire. A très vite pour les réponses à toutes ces interrogations.
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Je m'interroge, du coup, sur l'utilité de mon travail concernant l'image. La prod me dit que le télécinéma HD n'est qu'une étape technique, à laquelle ma présence n'est pas jugée utile.
Je ne comprends pas cette démarche.
Cela veut il dire que je dois abandonner mon image au moment où elle est enregistrée ? Dès qu'elle est présente sur le support, celle ci ne m'appartient plus ? Je dois dès lors faire confiance à des personnes dont je ne connais même pas le nom, ni même les coordonnées ?
C'est en tous cas le discours du producteur et j'ai du mal à accepter cet état de fait.
L'argument est que c'est une opération simplement technique et que mon avis ne doit intervenir qu'à l'étape suivante: l'étalonnage.
J'avoues ne pas comprendre et j'attends la prochaine étape afin de confronter le producteur à ces contradictions afin de tirer de fin mot de cette histoire. A très vite pour les réponses à toutes ces interrogations.
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jeudi 16 octobre 2008
Coup de gueule
Et oui, je perds rarement mon sang froid, mais là, ça suffit !
Je constate un vent de "m'en foutisme" de la part des laboratoires depuis quelques temps.
Je vais parler du court métrage "le lit près de la fenêtre" mais également du clip de Princesse Anies ainsi que du court "Babylone".
Je ne comprends pas pourquoi ils (les laboratoires) prétendent avoir fait un télécinéma en immersion, ou avec essuyage, alors qu'à la vision du résultat, les poussières sont omniprésentes. Je ne comprends pas pourquoi il m'est pratiquement impossible d'obtenir le numéro de téléphone des opérateurs télécinéma afin de discuter avec eux de mes intentions concernant l'image. Je ne comprends pas pourquoi ils ne font pas l'effort de calibrer les machines de télécinéma en fonction des procédures des fabricants de pellicule. Ils font ça "à l'oeil", en estimant comprendre ce que j'ai voulu faire. Etc.
Nous sommes dans une société qui se base sur la rentabilité à tout prix sans chercher la qualité et le contentement du client (prod, chef opérateur, réalisateur). Résultat, je me dis de plus en plus que dès que j'aurai la notoriété suffisante, je ferai traiter les rushes en Angleterre, là où ils prennent un minimum de temps pour respecter les images.
Je veux simplement que, lorsque par exemple, je demande un TC droit sur DVD, j'obtienne un TC calibré qui me permette de me rendre compte de ce que j'ai enregistré, ne serait-ce que pour remplir correctement le dossier de feed-back de Kodak. Or, j'ai tourné des scènes entières du dernier court en pellicule Tungsten sans filtre de correction, par choix artistique, et j'obtiens des images rougeaudes, bien loin de la dominante bleue que je souhaitais obtenir. C'est un TC droit, ça ?
M'est d'avis que, malgré les informations fournies par Kodak, l'opérateur TC a effectué des corrections en fonction de ce qu'il a l'habitude de faire: de la série et du téléfilm pour les chaines françaises. Quid de ma sous-exposition systématique ou presque afin de donner une ambiance pénombre ? Des noirs complètement décollés et des blancs "cramés".
OK, je ne suis pas un chef op "star", mais si ça arrive un jour, je sais que je ne retournerai pas dans ces laboratoires qui ne prennent même pas la peine de se poser la question, ou de me téléphoner afin de savoir si la dominante du négatif était voulue ou si c'est une erreur d'exposition.
Les commerciaux des labos effectuent un filtrage quasi systématique (me concernant) qui fait que je ne peux, à aucun moment, m'entretenir avec la personne qui va traiter mes images. La médiocrité et la recherche de l'optimisation du temps des différentes opérations afin de dégager un maximum de bénéfice lors des prestations ne m'intéresse pas.
C'est moi qui me retrouve à devoir expliquer et justifier mes choix face à la production et au réalisateur, pas le labo (d'autant plus que généralement, ce dernier mettra la faute sur le chef opérateur ou les assistants caméra). Cela me mets hors de moi et m'encourage dans ma recherche du prestataire qui saura m'écouter et se révéler être un partenaire à part entière dans mon travail de l'image.
Je suis très fidèle à mes fournisseurs dès lors qu'ils font preuve d'un minimum de considération quand à mon travail. Par contre, dès que j'estime qu'on se fout de ma gueule et de mon travail (et de celui de mon équipe qui a contribué à celui-ci), je me mets en quête d'un autre prestataire.
A bon entendeur...
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Je constate un vent de "m'en foutisme" de la part des laboratoires depuis quelques temps.
Je vais parler du court métrage "le lit près de la fenêtre" mais également du clip de Princesse Anies ainsi que du court "Babylone".
Je ne comprends pas pourquoi ils (les laboratoires) prétendent avoir fait un télécinéma en immersion, ou avec essuyage, alors qu'à la vision du résultat, les poussières sont omniprésentes. Je ne comprends pas pourquoi il m'est pratiquement impossible d'obtenir le numéro de téléphone des opérateurs télécinéma afin de discuter avec eux de mes intentions concernant l'image. Je ne comprends pas pourquoi ils ne font pas l'effort de calibrer les machines de télécinéma en fonction des procédures des fabricants de pellicule. Ils font ça "à l'oeil", en estimant comprendre ce que j'ai voulu faire. Etc.
Nous sommes dans une société qui se base sur la rentabilité à tout prix sans chercher la qualité et le contentement du client (prod, chef opérateur, réalisateur). Résultat, je me dis de plus en plus que dès que j'aurai la notoriété suffisante, je ferai traiter les rushes en Angleterre, là où ils prennent un minimum de temps pour respecter les images.
Je veux simplement que, lorsque par exemple, je demande un TC droit sur DVD, j'obtienne un TC calibré qui me permette de me rendre compte de ce que j'ai enregistré, ne serait-ce que pour remplir correctement le dossier de feed-back de Kodak. Or, j'ai tourné des scènes entières du dernier court en pellicule Tungsten sans filtre de correction, par choix artistique, et j'obtiens des images rougeaudes, bien loin de la dominante bleue que je souhaitais obtenir. C'est un TC droit, ça ?
M'est d'avis que, malgré les informations fournies par Kodak, l'opérateur TC a effectué des corrections en fonction de ce qu'il a l'habitude de faire: de la série et du téléfilm pour les chaines françaises. Quid de ma sous-exposition systématique ou presque afin de donner une ambiance pénombre ? Des noirs complètement décollés et des blancs "cramés".
OK, je ne suis pas un chef op "star", mais si ça arrive un jour, je sais que je ne retournerai pas dans ces laboratoires qui ne prennent même pas la peine de se poser la question, ou de me téléphoner afin de savoir si la dominante du négatif était voulue ou si c'est une erreur d'exposition.
Les commerciaux des labos effectuent un filtrage quasi systématique (me concernant) qui fait que je ne peux, à aucun moment, m'entretenir avec la personne qui va traiter mes images. La médiocrité et la recherche de l'optimisation du temps des différentes opérations afin de dégager un maximum de bénéfice lors des prestations ne m'intéresse pas.
C'est moi qui me retrouve à devoir expliquer et justifier mes choix face à la production et au réalisateur, pas le labo (d'autant plus que généralement, ce dernier mettra la faute sur le chef opérateur ou les assistants caméra). Cela me mets hors de moi et m'encourage dans ma recherche du prestataire qui saura m'écouter et se révéler être un partenaire à part entière dans mon travail de l'image.
Je suis très fidèle à mes fournisseurs dès lors qu'ils font preuve d'un minimum de considération quand à mon travail. Par contre, dès que j'estime qu'on se fout de ma gueule et de mon travail (et de celui de mon équipe qui a contribué à celui-ci), je me mets en quête d'un autre prestataire.
A bon entendeur...
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lundi 6 octobre 2008
Tournage terminé !
Le tournage s'achève. Il s'est formidablement bien passé, dans la bonne humeur.
Malheureusement, nous n'avons pas tourné le plan séquence, la journée ainsi libérée s'étant avérée utile pour mener le tournage à terme.
La caméra est agréable à utiliser, malgré quelques défauts d'ergonomie. La pellicule s'avère bluffante dans les basses lumières.
Voici, en attendant la suite, deux pages de mon scénario sur lequel je prends toujours des notes me permettant de suivre mon travail au fur et à mesure:


Ces relevés me permettent d'assurer les raccords lumière d'un plan à l'autre, de connaitre mes choix au moment du télécinéma afin de m'assurer du bon rendu du transfert et d'assurer un suivi et une expertise de l'émulsion, des optiques et des filtres utilisés.
Je mettrai prochainement en parallèle ces relevés et des captures d'écran des plans correspondant.
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Malheureusement, nous n'avons pas tourné le plan séquence, la journée ainsi libérée s'étant avérée utile pour mener le tournage à terme.
La caméra est agréable à utiliser, malgré quelques défauts d'ergonomie. La pellicule s'avère bluffante dans les basses lumières.
Voici, en attendant la suite, deux pages de mon scénario sur lequel je prends toujours des notes me permettant de suivre mon travail au fur et à mesure:


Ces relevés me permettent d'assurer les raccords lumière d'un plan à l'autre, de connaitre mes choix au moment du télécinéma afin de m'assurer du bon rendu du transfert et d'assurer un suivi et une expertise de l'émulsion, des optiques et des filtres utilisés.
Je mettrai prochainement en parallèle ces relevés et des captures d'écran des plans correspondant.
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