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mardi 11 octobre 2011

Une semaine, une !

La première semaine de tournage s'achève sur une note plutôt positive:

Après un an de préparation, les choix techniques se sont avérés pertinents, tout comme l'orientation artistique prise pour l'image. L'essentiel des prises de vues s'effectue sur un Canon 7D avec monture PL, le second appareil, un Canon 5D mark 2, étant utilisé pour ses capacités de plan large.

Je tourne avec un preset de Technicolor qui me donne pleinement satisfaction quand au rendu des couleurs et le contaste encaissé.

Pour la démarche artistique, j'utilise une combinaison de filtres, avec les réglages de la balance des blancs pour rendre la progression générale du film, du léger chaud au bleu froid métallique, combiné avec un dosage de points de bleu pour l'arc narratif concernant le couple, et des points de vert pour l'intrusion du personnage perturbateur dans le couple.

Vu la configuration du tournage, nous avons pu, en une dizaine de jours, balayer des scènes de l'ensemble du film, et ainsi avoir un aperçu de la progression esthétique du film:



Bien sûr, les transitions seront réparties sur quatre vingt dix minutes, donc imperceptibles mais néanmoins présentes.

Etienne Faure est un réalisateur qui aime tourner très vite, n'est pas fan des installations qui durent, mais qui malgré tout apprécie une bonne image. Du coup, avec mon équipe, nous avons mis en place une méthodologie de travail qui permet les deux: une anticipation de tous les instants en préparant les plans suivants dès que possible et une transmission des informations au sein de l'équipe image des plus véloce !

Pour des nouvelles plus régulières, n'hésitez pas à vous rendre sur ma page Facebook !

Mon équipe arrive, on attaque une scène de restaurant intérieur nuit, à très vite !

lundi 15 février 2010

Carnets de rêves: le dossier. Partie 1.

Avant propos:

Lorsque j'ai rencontré Elodie et Baptiste pour la première fois en 2008, pour parler de leur court métrage "carnets de rêves", leur enthousiasme et la qualité de leur projet m'a tout de suite plu.

Cette entrevue a eu lieu alors qu'aucune production n'était présente ou pressentie. Les ambitions affichées par les deux co-réalisateurs faisaient de ce film "le projet sur lequel il fallait être".

Ancré dans un XIXè siècle onirique, l'histoire est articulée autour d'une ruelle dans laquelle un chanteur, affublé d'une difformité au niveau de la bouche, met en musique les sons présents et traduit les rêves qu'une fille de joie consigne dans des carnets.

C'est à partir de références cinématographiques et de tableaux que le travail de recherche a débuté.


PREPARATION:

Recherches artistiques et iconographiques:

Durant presque une année, au fil de rendez vous sporadiques, j'ai étudié les références données par Baptiste, cherchant tout à la fois à comprendre comment avaient été mis en image les films, et à interpréter les éléments qui plaisaient au réalisateur.

En parallèle, une recherche sur l'éclairage de cette période me permettaient de trouver, en adéquation avec l'équipe de décoration, la justesse tant au niveau des sources praticables (sources dans le champ qui sont autant de justifications des directions et de la qualité de la lumière) que de la colorimétrie de ces dernières.

En effet, dans le Paris de la fin du XIXè siècle, le Baron Haussmann est à l'œuvre et l'électrification de la capitale est en cours. Cependant, les quartiers où se situe le film sont encore éclairés à l'aide de becs à gaz. Bien que le côté onirique du film nous laissait quelques libertés, nous avons opté pour ces derniers pour les extérieurs et pour des lampes à pétrole et des bougies pour les intérieurs.

Parmis les tableaux donnés comme référence par le réalisateur, j'ai remarqué que Rembrandt revenait régulièrement; que ce soit dans son "autoportrait" (image) ou "le philosophe" (image). Deux détails ont retenu mon attention: le modelé du visage avec les traits qui ressortent et l'effet brouillard sans volumétrie (définir) du second tableau, qui n'est pas sans rappeler la technique "Sfumato" utilisée, entre autres, par Léonard de Vinci.



Ensuite, une autre référence était "les enfants du paradis" de Marcel Carné pour le contraste et les directions de lumière marquées.



Par chance, Baptiste étant très bon dessinateur, il avait esquissé quelques croquis d'ambiance qui se sont avérés être autant de pistes supplémentaires de recherche.



Généralement, je travaille à la fois sur les indications du metteur en scène, mais également sur ma vision personnelle du projet et mon interprétation en fonction du scénario, des références et des indices implicites qui ressortent des conversations informelles et des repérages. J'établis ensuite un système de vocabulaire visuel commun à partir des recherches. Par vocabulaire visuel, j'entends la définition de références communes et sur lesquelles nous sommes d'accord. Par exemple, le tableau de Rembrandt "le philosophe" est à la fois contrasté et doux, sans aspérités, sans contours très définis et transitions nettes entre les hautes et basses lumières. Sur d'autres références, ce contraste est beaucoup plus marqué. Il est donc important de se mettre d'accord sur ce que désire le réalisateur et ce qui a retenu son attention dans chaque image.

samedi 3 octobre 2009

En attendant le tournage...

Beaucoup de travail en ce moment, essentiellement basé sur la préparation de "carnets de rêves".
L'ambition de ce film fait que mon approche est beaucoup plus "à l'américaine", avec la mise en place de processus de pré-installation beaucoup plus aboutis.
Le tournage devra être une formalité et nous n'auront que peu de temps pour essayer ou chercher. Donc le film est entièrement storyboardé, les axes caméra établis à l'avance et la lumière prête pour toutes les situations.
Un jeu d'orgue sera utilisé intensivement en studio, afin de réduire au maximum les mises en place.
Pour les extérieurs, nous allons recouvrir la moitié de la ruelle d'une toile spi (16 mètres par 11 tout de même) qui nous permettra de nous affranchir des variations du soleil. Les faces seront traitées à l'aide d'une grosse source HMI (4 ou 6 kW) en réflexion sur une toile ultrabounce de 4*4 mètres.
Tout n'est pas encore fixé quand à la stratégie, mais cela devrait être le cas suite aux repérages techniques avec l'équipe image, prochainement.
Nouveauté sur le blog, à droite: mon compte Twitter. Vous pouvez et pourrez me suivre en tournage en quasi temps réel maintenant; et je ne manquerai pas d'en abuser pour ce film.

mercredi 8 juillet 2009

iPhone en tournage

Voici un article concernant les applications pour iPhone utiles et pratiques en tournage.

C'est sur le forum cinematographie.info que ça se passe, sur lequel votre serviteur est co-administrateur avec des personnes de talent.

C'est ici.

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mardi 12 mai 2009

Canon D5 mark 2

Très peu de nouvelles ici ces derniers temps, pour cause de tournages. Mais beaucoup de nouvelles expériences.
Les prises de vues de la série pour TF6 "ça vous est déjà arrivé ?" réalisé par Ami Cohen et produit par Harry Torjman pour MyBox et Telfrance se sont bien passées. Je commence à reçevoir les premiers ours (maquettes du montage) et je sais que mes choix ont été corrects tant en termes d'exposition que de réglage de la caméra Betanum Sony 970.
J'ai ajouté un filtre à l'arrière du zoom à base de bas Gerbe 10 Deniers (introuvable maintenant, sauf en équivalence d'aspect), ainsi que des filtres Soft F/X, dont je suis définitivement fan pour leur rendu.
Les bas étaient montés sur des systèmes iRing, facilement adaptables sur des optiques vidéo 2/3".

Voici un exemple non étalonné:



Très prochainement (vœu pieux ?), je mettrait ici quelques captures du clip de Laëtitia Larusso "Elle" tourné avec le fameux Canon D5 mark 2, ainsi que la méthode utilisée pour l'exposition.


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lundi 23 février 2009

Tourner avec le soleil

Je me suis fait rare ces derniers temps. Beaucoup de projets ont accaparé mon attention.

Je reviens de deux semaines de tournage au Cameroun, et c'est un bon exercice de choix d'exposition. Le tournage s'est effectué sur une Panasonic 2100 (HD - Cartes P2) et avec deux zooms de chez Panavision(R) qui m'ont permis une faible profondeur de champ sans utiliser de pro35.

Il faut savoir qu'à ces latitudes, le soleil monte très vite le matin, reste au zénith près de six heures, puis se couche en moins d'une heure.

Au vu des moyens disponibles sur place, l'exposition s'est effectuée à l'aide de poly et de réflecteurs de tailles modestes.

J'ai pris l'habitude, dans ce genre de conditions, d'utiliser intensivement un filtre polarisant, qui m'aide à m'affranchir des reflets sur le décor, et m'aide ainsi à réduire la dynamique à enregistrer.

De plus, comme les interprètes avaient tous la peau noire, j'ai essentiellement mis en lumière leurs visages en plaçant des surfaces réfléchissantes hors champ, qui crééent des reflets naturels sur ce type de peaux.
En effet, il y a deux solutions pour exposer les peaux noires: soit les éclairer suffisamment pour atteindre un niveau correct; soit créer des réflexions qui modèlent le visage.
Je tâcherai de récupérer des captures d'écran afin d'illustrer mes propos.

Bien sûr, si vous avez des questions.

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lundi 22 décembre 2008

Travailler avec la déco:

Je viens d'attaquer la préparation d'un court métrage ayant obtenu l'aide du CNC (il faut bien le signaler, tellement c'est rare !).
Une bonne partie du film se passe dans un abri bus, de nuit.
Après quelques appels à JCDecaux, il est apparu qu'il était préférable de construire l'abri bus en question.
Et c'est là qu'une réelle collaboration avec l'équipe décoration devient importante. Comme tout est créé, il est important que je puisse intégrer la lumière dans le décor. Et qu'une discution intense avec Samuel , chef décorateur, puisse aboutir à un décor qui respecte les intentions de réalisateur.
En effet, Issam, le réalisateur, souhaite que l'abri bus soit une sorte de cocon, un havre de paix et de chaleur, et la forme de cet abri devra contribuer à ce sentiment.
Il faut également que le décor réponde aux contraintes de tournage et de mise en scène.
Nous allons donc, avec Samuel, effectuer des recherches artistiques et techniques afin de répondre au mieux aux demandes de la mise en scène.
Voici quelques schémas préparatoires à cette recherche:

De Recherches abri bus


De Recherches abri bus


Joyeux noël à toutes et à tous, et à 2009 pour de nouvelles aventures !

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jeudi 25 septembre 2008

Plan séquence steadicam: part 3.

Voici, comme promis, le schéma lumière du plan séquence.






Comme toujours, si vous avez des questions...

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jeudi 21 août 2008

Plan séquence steadicam:

Voici un nouveau sujet ancré dans le réel puisque c'est le problème qui m'est posé actuellement pour un court métrage qui doit se tourner fin septembre.
L'idée (et la demande du réalisateur) est de commencer le plan en hauteur (15 à 20 mètres), de descendre jusqu'au sol pour découvrir un bâtiment blanc. On suit une infirmière qui se rend à son travail. Elle entre dans l'hôpital (le hall), le traverse en croisant de nombreuses personnes, entre dans un couloir, se rend au fond et pénètre dans un vestiaire. On recule en suivant d'autres personnes jusqu'à une porte située au début du couloir. On tourne autour de ces personnes (180°) pour récupérer l'infirmière qui s'est changée. Elle retourne dans le hall (donc on voit l'autre côté par rapport à l'entrée) puis effectue un demi tour pour gravir les escaliers qui mènent au premier étage. Les escaliers effectuent un demi tour (encore !) puis l'infirmière tourne sur sa droite, un fois arrivée sur le palier, pour entrer dans un couloir au bout duquel elle ouvre la porte d'une chambre. Cut.
Oui, je sais, ça picote. Comme on voit tout le hall, il va être difficile de cacher des projecteurs. Et depuis l'extérieur, ça va être compliqué vu qu'au début, le steadicam suit l'infirmière au début et risque donc de faire une ombre sur l'actrice lors de l'entrée dans le bâtiment.
Attendez, c'est pas fini ! Ca se tourne en 35mm, avec la profondeur de champ qui va avec. Or le réalisateur (Michaël Baracoas) aimerai que l'infirmière et l'arrière plan soient nets. Ce qui signifie... Un diaph de au moins 5,6 voire 8 ! Pour celles et ceux qui connaissent, je vous laisse imaginer. Pour les autres, des cours à venir vous permettront de saisir l'ampleur du challenge.
Voici une série de clichés pris lors des repérages qui vous donnent une idée du plan à réaliser:


















Voilà pour le moment. Très prochainement, les premiers éléments des pistes que je compte suivre pour mettre en images ce plan.

samedi 28 juin 2008

Devenir directeur de la photographie: le blog

Bienvenue sur ce blog où je vais décrire les étapes et mes expériences pour devenir directeur de la photographie.

En effet, il y a quelques années, j'ai décidé de suivre cette voie, et je me suis retrouvé confronté à énormément d'informations techniques qui me paraissaient, à l'époque, insurmontables et incompréhensibles.

Aucun ouvrage n'expliquait, de façon simple, le moyen de comprendre comment dompter l'image et les supports qui permettent de créer l'image d'un film.

C'est pourquoi j'ai eu envie de remédier à ces manques ici, par le biais de ce média universel qu'est internet, et de façon interactive en répondant à vos questions.

Chaque entrée de ce blog permet de poser des questions ou de faire des commentaires. N'hésitez plus, mais la seule chose que je vous demande, c'est de faire un effort sur l'orthographe et la grammaire. Réservez le "sms style" pour vos portables et vos amis. N'oubliez pas que vous serez lus par d'autres internautes.

Bientôt le premier chapitre: qu'est ce qu'un "directeur de la photographie".



Vous rendre sur mon site.