Je viens de découvrir que le Tc HD avait eu lieu sans que la production ai tenu bon de m'en faire part.
Je m'interroge, du coup, sur l'utilité de mon travail concernant l'image. La prod me dit que le télécinéma HD n'est qu'une étape technique, à laquelle ma présence n'est pas jugée utile.
Je ne comprends pas cette démarche.
Cela veut il dire que je dois abandonner mon image au moment où elle est enregistrée ? Dès qu'elle est présente sur le support, celle ci ne m'appartient plus ? Je dois dès lors faire confiance à des personnes dont je ne connais même pas le nom, ni même les coordonnées ?
C'est en tous cas le discours du producteur et j'ai du mal à accepter cet état de fait.
L'argument est que c'est une opération simplement technique et que mon avis ne doit intervenir qu'à l'étape suivante: l'étalonnage.
J'avoues ne pas comprendre et j'attends la prochaine étape afin de confronter le producteur à ces contradictions afin de tirer de fin mot de cette histoire. A très vite pour les réponses à toutes ces interrogations.
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Un site où tout vous est expliqué pour exercer le métier de directeur de la photographie, que ce soit en argentique ou en vidéo.
A voir:
mardi 4 novembre 2008
jeudi 16 octobre 2008
Coup de gueule
Et oui, je perds rarement mon sang froid, mais là, ça suffit !
Je constate un vent de "m'en foutisme" de la part des laboratoires depuis quelques temps.
Je vais parler du court métrage "le lit près de la fenêtre" mais également du clip de Princesse Anies ainsi que du court "Babylone".
Je ne comprends pas pourquoi ils (les laboratoires) prétendent avoir fait un télécinéma en immersion, ou avec essuyage, alors qu'à la vision du résultat, les poussières sont omniprésentes. Je ne comprends pas pourquoi il m'est pratiquement impossible d'obtenir le numéro de téléphone des opérateurs télécinéma afin de discuter avec eux de mes intentions concernant l'image. Je ne comprends pas pourquoi ils ne font pas l'effort de calibrer les machines de télécinéma en fonction des procédures des fabricants de pellicule. Ils font ça "à l'oeil", en estimant comprendre ce que j'ai voulu faire. Etc.
Nous sommes dans une société qui se base sur la rentabilité à tout prix sans chercher la qualité et le contentement du client (prod, chef opérateur, réalisateur). Résultat, je me dis de plus en plus que dès que j'aurai la notoriété suffisante, je ferai traiter les rushes en Angleterre, là où ils prennent un minimum de temps pour respecter les images.
Je veux simplement que, lorsque par exemple, je demande un TC droit sur DVD, j'obtienne un TC calibré qui me permette de me rendre compte de ce que j'ai enregistré, ne serait-ce que pour remplir correctement le dossier de feed-back de Kodak. Or, j'ai tourné des scènes entières du dernier court en pellicule Tungsten sans filtre de correction, par choix artistique, et j'obtiens des images rougeaudes, bien loin de la dominante bleue que je souhaitais obtenir. C'est un TC droit, ça ?
M'est d'avis que, malgré les informations fournies par Kodak, l'opérateur TC a effectué des corrections en fonction de ce qu'il a l'habitude de faire: de la série et du téléfilm pour les chaines françaises. Quid de ma sous-exposition systématique ou presque afin de donner une ambiance pénombre ? Des noirs complètement décollés et des blancs "cramés".
OK, je ne suis pas un chef op "star", mais si ça arrive un jour, je sais que je ne retournerai pas dans ces laboratoires qui ne prennent même pas la peine de se poser la question, ou de me téléphoner afin de savoir si la dominante du négatif était voulue ou si c'est une erreur d'exposition.
Les commerciaux des labos effectuent un filtrage quasi systématique (me concernant) qui fait que je ne peux, à aucun moment, m'entretenir avec la personne qui va traiter mes images. La médiocrité et la recherche de l'optimisation du temps des différentes opérations afin de dégager un maximum de bénéfice lors des prestations ne m'intéresse pas.
C'est moi qui me retrouve à devoir expliquer et justifier mes choix face à la production et au réalisateur, pas le labo (d'autant plus que généralement, ce dernier mettra la faute sur le chef opérateur ou les assistants caméra). Cela me mets hors de moi et m'encourage dans ma recherche du prestataire qui saura m'écouter et se révéler être un partenaire à part entière dans mon travail de l'image.
Je suis très fidèle à mes fournisseurs dès lors qu'ils font preuve d'un minimum de considération quand à mon travail. Par contre, dès que j'estime qu'on se fout de ma gueule et de mon travail (et de celui de mon équipe qui a contribué à celui-ci), je me mets en quête d'un autre prestataire.
A bon entendeur...
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Je constate un vent de "m'en foutisme" de la part des laboratoires depuis quelques temps.
Je vais parler du court métrage "le lit près de la fenêtre" mais également du clip de Princesse Anies ainsi que du court "Babylone".
Je ne comprends pas pourquoi ils (les laboratoires) prétendent avoir fait un télécinéma en immersion, ou avec essuyage, alors qu'à la vision du résultat, les poussières sont omniprésentes. Je ne comprends pas pourquoi il m'est pratiquement impossible d'obtenir le numéro de téléphone des opérateurs télécinéma afin de discuter avec eux de mes intentions concernant l'image. Je ne comprends pas pourquoi ils ne font pas l'effort de calibrer les machines de télécinéma en fonction des procédures des fabricants de pellicule. Ils font ça "à l'oeil", en estimant comprendre ce que j'ai voulu faire. Etc.
Nous sommes dans une société qui se base sur la rentabilité à tout prix sans chercher la qualité et le contentement du client (prod, chef opérateur, réalisateur). Résultat, je me dis de plus en plus que dès que j'aurai la notoriété suffisante, je ferai traiter les rushes en Angleterre, là où ils prennent un minimum de temps pour respecter les images.
Je veux simplement que, lorsque par exemple, je demande un TC droit sur DVD, j'obtienne un TC calibré qui me permette de me rendre compte de ce que j'ai enregistré, ne serait-ce que pour remplir correctement le dossier de feed-back de Kodak. Or, j'ai tourné des scènes entières du dernier court en pellicule Tungsten sans filtre de correction, par choix artistique, et j'obtiens des images rougeaudes, bien loin de la dominante bleue que je souhaitais obtenir. C'est un TC droit, ça ?
M'est d'avis que, malgré les informations fournies par Kodak, l'opérateur TC a effectué des corrections en fonction de ce qu'il a l'habitude de faire: de la série et du téléfilm pour les chaines françaises. Quid de ma sous-exposition systématique ou presque afin de donner une ambiance pénombre ? Des noirs complètement décollés et des blancs "cramés".
OK, je ne suis pas un chef op "star", mais si ça arrive un jour, je sais que je ne retournerai pas dans ces laboratoires qui ne prennent même pas la peine de se poser la question, ou de me téléphoner afin de savoir si la dominante du négatif était voulue ou si c'est une erreur d'exposition.
Les commerciaux des labos effectuent un filtrage quasi systématique (me concernant) qui fait que je ne peux, à aucun moment, m'entretenir avec la personne qui va traiter mes images. La médiocrité et la recherche de l'optimisation du temps des différentes opérations afin de dégager un maximum de bénéfice lors des prestations ne m'intéresse pas.
C'est moi qui me retrouve à devoir expliquer et justifier mes choix face à la production et au réalisateur, pas le labo (d'autant plus que généralement, ce dernier mettra la faute sur le chef opérateur ou les assistants caméra). Cela me mets hors de moi et m'encourage dans ma recherche du prestataire qui saura m'écouter et se révéler être un partenaire à part entière dans mon travail de l'image.
Je suis très fidèle à mes fournisseurs dès lors qu'ils font preuve d'un minimum de considération quand à mon travail. Par contre, dès que j'estime qu'on se fout de ma gueule et de mon travail (et de celui de mon équipe qui a contribué à celui-ci), je me mets en quête d'un autre prestataire.
A bon entendeur...
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lundi 6 octobre 2008
Tournage terminé !
Le tournage s'achève. Il s'est formidablement bien passé, dans la bonne humeur.
Malheureusement, nous n'avons pas tourné le plan séquence, la journée ainsi libérée s'étant avérée utile pour mener le tournage à terme.
La caméra est agréable à utiliser, malgré quelques défauts d'ergonomie. La pellicule s'avère bluffante dans les basses lumières.
Voici, en attendant la suite, deux pages de mon scénario sur lequel je prends toujours des notes me permettant de suivre mon travail au fur et à mesure:


Ces relevés me permettent d'assurer les raccords lumière d'un plan à l'autre, de connaitre mes choix au moment du télécinéma afin de m'assurer du bon rendu du transfert et d'assurer un suivi et une expertise de l'émulsion, des optiques et des filtres utilisés.
Je mettrai prochainement en parallèle ces relevés et des captures d'écran des plans correspondant.
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Malheureusement, nous n'avons pas tourné le plan séquence, la journée ainsi libérée s'étant avérée utile pour mener le tournage à terme.
La caméra est agréable à utiliser, malgré quelques défauts d'ergonomie. La pellicule s'avère bluffante dans les basses lumières.
Voici, en attendant la suite, deux pages de mon scénario sur lequel je prends toujours des notes me permettant de suivre mon travail au fur et à mesure:


Ces relevés me permettent d'assurer les raccords lumière d'un plan à l'autre, de connaitre mes choix au moment du télécinéma afin de m'assurer du bon rendu du transfert et d'assurer un suivi et une expertise de l'émulsion, des optiques et des filtres utilisés.
Je mettrai prochainement en parallèle ces relevés et des captures d'écran des plans correspondant.
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jeudi 25 septembre 2008
Plan séquence steadicam: part 3.
Voici, comme promis, le schéma lumière du plan séquence.


Comme toujours, si vous avez des questions...
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Comme toujours, si vous avez des questions...
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lundi 22 septembre 2008
Le plan séquence Steadicam (part 3):
La dernière session de repérages a eu lieu aujourd'hui avec mon chef électro (Xavier Sentenac) et mon chef machino (Clément Sautel).
Au programme, la validation du plan séquence dont je vous livre ici le test en vidéo effectué avec une caméra miniDV.
La focale retenue est finalement le 25mm (en s35mm 1:1,85) après avoir hésité avec le 40mm.
J'ai effectué un test avec mon iPhone et la bonne nouvelle, c'est que je pourrai tenir un journal depuis le tournage à Lyon. Donc beaucoup de sujets postés ici entre le 29 septembre et le 4 octobre afin de vous tenir informés ce cette aventure.
Et bien sûr des vidéos dès le télécinéma effectué, pour que vous puissiez vous rendre compte du résultat en fonction de la prépa.
Le plan commencera sur une grue située à environ 8,5m de haut, légèrement à droite du début de ce plan.
Prochainement ici: le plan lumière et la liste image. A bientôt, donc !
Au programme, la validation du plan séquence dont je vous livre ici le test en vidéo effectué avec une caméra miniDV.
La focale retenue est finalement le 25mm (en s35mm 1:1,85) après avoir hésité avec le 40mm.
J'ai effectué un test avec mon iPhone et la bonne nouvelle, c'est que je pourrai tenir un journal depuis le tournage à Lyon. Donc beaucoup de sujets postés ici entre le 29 septembre et le 4 octobre afin de vous tenir informés ce cette aventure.
Et bien sûr des vidéos dès le télécinéma effectué, pour que vous puissiez vous rendre compte du résultat en fonction de la prépa.
Le plan commencera sur une grue située à environ 8,5m de haut, légèrement à droite du début de ce plan.
Prochainement ici: le plan lumière et la liste image. A bientôt, donc !
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